Le débat est-il interdit ?
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Lors de l’examen, le 26 mars, du budget prévisionnel de 2009 et des comptes administratif et de gestion 2008, la majorité municipale a cherché à éviter le débat sur le fond en considérant que les questions posées par l’opposition et les prises de position sur ses choix, de la part des élus minoritaires sont théâtrales. Monsieur le Maire n’a pas hésité à lancer une violente diatribe contre cette opposition en l’accusant de manque d’objectivité et de critique systématique. Discours applaudi benoîtement par les élus de son camp.
Curieuse conception de la démocratie et de ses pratiques !
En revenant à l’essentiel et en restant serein, on peut objectivement rappeler quelques vérités en chiffres inscrits sur les documents officiels que chacun peut vérifier et constater.
Fondamentalement, le débat tournait autour des choix budgétaires de la majorité municipale et de leurs impacts sur la politique fiscale.
Pour construire un budget, la majorité qui en a la charge définit ses priorités en déclinant les opérations et en budgétisant en dépenses les sommes nécessaires à leur réalisation. Pour atteindre ces objectifs, on inscrit en recettes les sommes équivalentes, constituées en bonne partie par le produit de trois taxes payées par les habitants, afin de respecter l’équilibre budgétaire. C’est la pratique logique pour construire un budget sincère.
Or on constate, sur deux années consécutives 2007 et 2008, que 20 % de recettes réellement perçues par notre commune n’ont pas été dépensées. Et nous craignons le même scénario pour 2009.
Un exemple simple : en 2008, les Saint Briciens ont payé 6 830 312 €, de taxes d’habitation (TH) et taxes foncières sur les bâties (TFB) et le non bâties(TFNB), pour 5 654 975 des recettes non dépensées. Soit 82.79 % des taxes prélevées et non utilisées !
Face à ce constat, nous avons proposé à la majorité municipale de faire un geste fort pour baisser significativement ces taxes afin de soulager, en ce temps de crise, les contribuables Saint-Briciens.
Notre proposition a été rejetée, la majorité arguant que les taux de prélèvements ont été abaissés, pour 2009, de 1.49 % pour la TH et la TFNB et de 0.2 % pour la TFB.
Or un simple calcul nous montre que cette baisse est loin de compenser la hausse des valeurs de bases de l’assiette servant au calcul des taxes et malgré la prise en compte de l’inflation.
En effet, le produit de ces taxes passe de 6 830 312 € en 2008 à 6 967 554 attendu en 2009, soit une augmentation de 137 142€
On est loin d’une baisse significative !

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