Les européennes 2009
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Le vote pour les Européennes se déroulera le dimanche 7 juin 2009.
Traditionnellement, et nous le déplorons, cette consultation est peu populaire auprès de nos concitoyens.
L’Europe semble bien loin lorsque l’on se demande quel avenir nous réservent nos dirigeants qui prennent prétexte de la crise pour justifier les licenciements abusifs et des restructurations autoritaires.
En effet, chaque jour est nourri d’une nouvelle annonce de réforme. Réforme du service public, de l’Education Nationale, l’Audiovisuel, la Justice, en passant par l’Hôpital Public qui doit devenir rentable ! Réforme du droit du travail, qui, par sa déréglementation programmée (heures supplémentaires défiscalisées qui ont mis fin à de nombreux contrats d’intérimaires, travail le dimanche qui fragilisera encore plus les familles monoparentales...), rend notre avenir de plus en plus précaire. Nos préoccupations sont telles que l’on se demande comment penser européen lorsque l’on a autant de revendications au niveau national.
Mais sommes-nous seulement entendus au niveau national ? Toutes ces réformes, qui les souhaite ? et pour quel profit ?
Nous étions plusieurs millions dans les rues les 29 janvier, 19 mars, et 1er mai à dire NON. Sans la moindre considération, de la part de notre omniprésident.
Omniprésident qui, lorsqu’il n’obtient pas satisfaction à l’Assemblée Nationale (travail le dimanche, loi Hadopi...) fait mettre au pas ses députés jusqu’à obtention de son bon vouloir.
Mais alors, que reste t-il pour nous faire entendre ?
Nous sommes, pour combien de temps encore, dans une démocratie (vous souriez, mais lisez plus bas et refléchissez-y), qui fonctionne grâce à ses institutions dont les représentants sont élus au suffrage universel.
Le parlement européen fait partie de ces institutions. Et il est, l’actualité récente l’a encore démontrée avec force en ce qui concerne la loi Hadopi, le seul niveau de décision compétent pour encadrer enfin les excès de la politique du gouvernement. En effet, grâce à l’amendement de Catherine Trautman, députée socialiste, le parlement européen vient de confirmer son opposition à la coupure de ligne internet sans décision de justice, contrairement à ce que cette loi propose*. Cette position est une réaffirmation importante des droits fondamentaux des citoyens européens. Le parlement européen est également le seul à garantir que des politiques de développement durable, solidaire et pacifique soient mises en place au service des peuples.
Voter socialiste aux élections européennes, c’est non seulement montrer au gouvernement en place, son hostilité à sa politique actuelle. Mais c’est également et surtout, donner plus de pouvoir à l’opposition qui pourra ainsi contrecarrer la mise à sac de nos libertés : libertés de travailler, de gagner dignement sa vie, d’avoir un système de santé et de retraite équitable, mais aussi, comme dans toute démocratie qui se respecte, pouvoir s’exprimer librement, sur la toile comme dans les médias.
Chaque citoyen dès dix huit ans a le droit de voter. C’est un droit chèrement acquis grâce au combat de nos ainés et ainées (ne l’oublions pas les femmes n’ont obtenu le droit de vote qu’en 1946 !) ; Il est également un devoir.
Voter est un acte civique qui engage la société pour de nombreuses années, alors ne laissons pas les autres décider à notre place, car nous risquons, en cas de faible participation, de donner l’avantage aux candidats de la droite.
*Les libertés sous étroite surveillance. Les gardes à vue ont augmenté de 54% depuis 2000. Récemment, journalistes ou bénévoles associatifs en ont fait les frais. Chaque citoyen est un coupable en puissance. Avec la loi Hadopi sur la création et Internet, c’est au tour des internautes d’être visés. Nous pouvons encore éviter, grâce au parlement européen, que la coupure de la connexion Internet se fasse en dehors d’une juridiction. Mais, une fois cette loi promulguée, elle laissera le champ libre à la future loi de programmation de sécurité intérieure (LSI) qui prévoit une obligation de surveillance et de filtrage des contenus consultés par les internautes. Derrière la lutte contre le piratage, Nicolas Sarkozy veut, grâce à son cheval de Troie qu’est la loi Hadopi et son obligation d’installer des « logitiels de sécurisation », pénétrer dans tous les ordinateur français. Une fois les filtres installés, rien ne l’empêchera de développer une surveillance systématique et de bloquer les sites dont le contenu sera jugé « contreproductif »

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